Egypte

En attendant le vrai printemps arabe

On a parlé de « printemps arabe » ou de « révolution du jasmin » en Tunisie. Il faut se méfier des expressions toutes faites qui ne sont que des slogans publicitaires concoctés dans des officines spécialisées qui, en l’espèce, suivent les techniques de la soft subversion imaginée par Gene Sharp. Le « printemps arabe » fait penser aux « révolutions de couleur » dans l’Europe et l’Asie centrales post-soviétiques. Il est tout aussi vide de sens, tout juste destiné à entretenir le mythe de révolutions populaires, romantiques et spontanées. Or, ce ne sont que très exceptionnellement les peuples qui font les révolutions, mais bien des groupes ou des forces organisées, parfois manipulés de l’extérieur. Depuis la révolution en Iran, en 1979, le scénario ne cesse de se répéter : des contestataires d’extrême gauche (le Toudeh iranien) alliées à des groupes ultra-religieux font tomber des régimes fatigués lâchés par les États-Unis qui neutralisent le commandement militaire et, fait plus récent, manipulent des associations (NED, NDI, Open Society Institute de G. Soros…) chargées de former des cyberdissidents chargés de diffuser les mots d’ordre et les slogans.

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